L'église paroissiale Notre-Dame fut reconstruite au 19e siècle. Celle qu'elle a remplacée, et dont le chevet droit a seul été conservé, devait remonter en partie au 15e siècle, car la grande fenêtre, ensuite murée, du chevet, est de style flamboyant. On remarque aussi dans le choeur une jolie crédence de même style et des sablières sculptées avec assez d'élégance. Ce choeur de la 2ème moitié du 15e siècle, fut restauré par André Basbois en 1776. La croix monumentale située à l'angle du choeur et du bras sud date également du 15e siècle. Cette ancienne église consistait en une seule nef, avec une chapelle latérale au Nord. Sur la façade étaient plusieurs écussons en relief aux armes des sires du Boisbaudry ; quant à la chapelle, elle était prohibitive au seigneur de Rimou, qui y avait son enfeu. Mais ces prééminences d'église étaient disputées au seigneur de Rimou par celui du Boisbaudry. En 1684, Renée Le Pappe, veuve de François du Boisbaudry, seigneur dudit lieu et de Trans, déclara qu'il lui appartenait, « à cause de ladite seigneurie du Boisbaudry, les droits de haute justice avec gibet à la Guilambert, cep et pilori au bourg, banc, pierres tombales et enfeus prohibitifs armoriés de ses armes, et droit de prééminence en l'église de Rimou ». En 1723, Marc-Antoine du Boisbaudry obtint même un arrêt en faveur de ses prétentions contre Renée de Sévigné, dame de Rimou et de Montmoron, femme d'Emmanuel du Hallay. A noter que l'église du 15e siècle avait été reconstruite suite à un incendie.
(Stéphanie Bardel, enquête thématique départementale, 2011)
Photographe à l'Inventaire