Chapelle Saint-Joseph construite à l´emplacement de l'ancienne église paroissiale Saint-Jean, détruite en 1851, dont elle emprunte quelques rares éléments architecturaux-. Gros-oeuvre du 3e quart du 19e siècle. Remaniements du 20e siècle (division du vaisseau en deux niveaux par un plancher). Choeur avec groupe sculpté de Valentin.
(Véronique Orain, enquête thématique départementale, 1994)
Chapelle Saint-Joseph – Montfort
Au 12ème siècle, Montfort avait trois paroisses : Saint-Nicolas, Coulon et Saint-Jean, avec chacune une église. Celle de Saint-Jean correspond à celle aujourd’hui appelée Saint-Joseph.
A la Révolution les deux églises de Saint-Nicolas et de Coulon ont été détruites, seule restait, quasiment en ruines, celle de Saint-Jean (actuelle chapelle Saint-Joseph). Certains historiens estiment que sa fondation pourrait remonter au 7ème siècle, sous l’influence du moine Saint-Méen.
En 1673, y fut baptisé Louis-Marie Grignion, natif de Montfort, qui deviendra saint au 20ème siècle, natif de Montfort.
Les registres de baptême de cette chapelle sont conservés dans les archives de la commune.
Elle a été reconstruite sous sa forme actuelle, en reprenant l’ancienne porte d’entrée en granit sculpté entre 1848 et 1851. Les deux sœurs Barbotin, de Montfort, sont à l’origine de sa reconstruction.
A partir de 1850 fut construite la nouvelle église centrale de Montfort (actuelle église), un peu plus loin.
A l’intérieur : plusieurs pierres tombales de prêtres de Montfort, une grande sculpture réalisée par Valentin (bon sculpteur d’Ille-et-Vilaine au 19ème siècle) représente la mort de Saint-Joseph.
Le clocher de la chapelle s’écroula suite à une tempête en 1967 et ne fut jamais reconstruit.
La cloche de la chapelle (« Sophie »), datant de 1854, est conservée à l’intérieur.
Dans les années 1970 elle fut coupée en deux niveaux et servit de salle de réunions. Elle a retrouvé son volume initial dans les années 2000 et sert aujourd’hui alternativement de lieu d’expositions, de manifestations culturelles et de lieu de culte (gestion municipale et paroissiale).
Devant la chapelle, le Mail Renée Maurel recouvre une partie de l’ancien Champs de l’Avoir où se déroulait le marché des bêtes à cornes.
Le cimetière actuel, qui touche la chapelle, regroupe les trois anciens cimetières de Montfort. Le presbytère qui est également à côté réunit les trois anciens presbytères. En face, l’ancien couvent est devenu à la fin du 19ème siècle le premier tribunal, puis la Mairie.
(Yann Baron, Inventaire du patrimoine de la commune de Montfort-sur-Meu, 2022)
Photographe à l'Inventaire